Projecteur de logo au sol : quelle taille d'image, à quelle distance ?

C'est la question qui revient dans presque un message sur trois : « quelle taille fera l'image ? ». Et c'est aussi celle qui provoque le plus de déceptions, parce que la réponse ne dépend pas de la puissance du projecteur — contrairement à ce que presque tout le monde imagine — mais de deux choses seulement : la distance et l'optique.
Un exemple vécu : un client veut couvrir une façade de 10 mètres de large, avec un projecteur installé à 4 mètres de recul. Sa demande est parfaitement légitime. Elle est aussi physiquement impossible avec l'optique standard. Mieux vaut le savoir avant de commander que le découvrir le jour de l'installation.
La règle de calcul, en une ligne
Taille de l'image projetée = distance × coefficient de l'optique
C'est tout. Un projecteur de logo fonctionne comme un vidéoprojecteur : plus vous reculez, plus l'image grandit — et plus elle perd en intensité. La puissance, elle, ne change pas la taille : elle change la lisibilité.
Le tableau à garder sous les yeux
Nos projecteurs de logo acceptent cinq optiques interchangeables. Voici le côté de l'image projetée selon la distance :
Optique 13° — coefficient 0,20 : 0,40 m à 2 m · 0,80 m à 4 m · 1,20 m à 6 m · 1,60 m à 8 m · 2,00 m à 10 m
Optique 20°, la standard — coefficient 0,35 : 0,70 m à 2 m · 1,40 m à 4 m · 2,10 m à 6 m · 2,80 m à 8 m · 3,50 m à 10 m
Optique 30° — coefficient 0,50 : 1,00 m à 2 m · 2,00 m à 4 m · 3,00 m à 6 m · 4,00 m à 8 m · 5,00 m à 10 m
Optique 45° — coefficient 1,00 : 2,00 m à 2 m · 4,00 m à 4 m · 6,00 m à 6 m · 8,00 m à 8 m · 10,00 m à 10 m
Optique 60° — coefficient 1,50 : 3,00 m à 2 m · 6,00 m à 4 m · 9,00 m à 6 m · 12,00 m à 8 m · 15,00 m à 10 m
Reprenons notre façade de 10 mètres à 4 mètres de recul : même en optique 60°, l'image plafonne à 6 mètres. Pour atteindre les 10 mètres, il faudrait reculer à 6,70 m. C'est ce genre d'arbitrage qu'on règle en deux minutes au téléphone, avant de chiffrer quoi que ce soit.
Trois cas concrets
Un logo au sol dans un hall d'accueil. Plafond à 3 mètres, on veut un logo d'environ 1 mètre. Optique standard : 3 × 0,35 = 1,05 m. Parfait, rien à changer.
Une signalétique de sécurité en entrepôt. Un pictogramme au sol projeté depuis une charpente à 8 mètres. Avec l'optique standard on obtient 2,80 m, souvent trop large pour un marquage de zone de circulation. On passe en optique 13° et on redescend à 1,60 m.
Une enseigne sur une façade. Projecteur en applique à 10 mètres, on veut couvrir 3,50 m. L'optique standard suffit exactement.
Le facteur que personne n'anticipe : la lumière ambiante
La taille, c'est de la géométrie : c'est prévisible. La lisibilité, c'est autre chose.
Notre modèle le plus vendu, le LG60, délivre environ 6 600 lumens. C'est largement suffisant la nuit, en intérieur, ou dans un hall éclairé normalement. Ça ne l'est pas sur une surface en plein soleil de midi. Aucun projecteur de logo ne lutte contre le soleil direct, et méfiez-vous de celui qui vous promet le contraire.
En extérieur, une projection donne donc son plein effet du crépuscule à l'aube. C'est une contrainte à intégrer dès le départ dans le projet, pas une mauvaise surprise à découvrir après.
Le troisième facteur : la nature de la surface
Une projection ne rend pas la même chose partout. Le béton clair, le carrelage mat et l'enrobé lisse donnent d'excellents résultats. Le carrelage très brillant réfléchit et délave l'image. La brique rouge teinte le logo. Et la moquette, elle, absorbe la lumière au lieu de la renvoyer.
Nous avons eu le cas dans le magasin d'une grande enseigne de sport : un message de bienvenue projeté au sol, à l'entrée. Le projet était parti sur un projecteur de 150 W, un choix parfaitement cohérent au vu de la distance et de la taille voulue. Sauf que le sol était en moquette. À la mise en service, le rendu était terne — non pas parce que le calcul était faux, mais parce qu'une moquette ne réfléchit quasiment rien. Il a fallu basculer sur un 300 W pour retrouver un contraste net.
C'est exactement pour cette raison qu'on demande systématiquement une photo du lieu avant de chiffrer. En trente secondes, elle nous dit ce qu'un long descriptif ne dira jamais : la couleur, la matière et le brillant de la surface. Et ce sont ces trois paramètres qui décident de la puissance à prévoir.
Ce qu'un projecteur de logo sait faire, et ce qu'il ne sait pas faire
Il projette une image fixe, gravée sur un gobo en verre, avec une netteté que rien n'égale dans cette gamme. Il peut la faire tourner sur elle-même. On change le visuel en changeant le gobo, en quelques secondes, sans rien démonter.
En revanche ce n'est pas un vidéoprojecteur : pas de vidéo, pas d'animation, pas de contenu qui change tout seul au fil de la journée. Si votre projet demande une image qui bouge, il faut partir sur une autre technologie — et on vous le dira franchement plutôt que de vous vendre un appareil qui vous décevra.
Calculez votre cas en trente secondes
Mesurez la distance entre l'emplacement du projecteur et la surface visée, multipliez par 0,35, et vous obtenez la taille maximale avec l'optique standard. Si le résultat ne correspond pas à ce que vous vouliez, une autre optique existe probablement pour rattraper l'écart : c'est précisément à ça qu'elles servent.
Et si vous préférez qu'on le fasse pour vous, envoyez-nous une photo du lieu et la distance de projection. On vous répond avec la taille réelle que vous obtiendrez et la puissance adaptée à votre surface, sans arrondi optimiste.





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